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Full text of "Observations sur quelques plantes rares ou nouvelles de la flore de Belgique"

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( 365 ) 

nér communication des intéressantes observations qui 
précèdent à nos confrères de la Société royale de botani- 
que; nous souhaitons qu'elles puissent leur être de quel- 
que utilité. 



Observations sur quelques plantes rares ou nouvelles 
de la flore de Belgique; par Armand Thielens. 

Pas une année ne se passe sans qu'on ait à ajouter 
quelques nouvelles espèces à la liste de nos plantes indi- 
gènes. Déjà, en 1863, notre flore s'est augmentée de seize 
nouvelles espèces; l'année 1864 ne lui a pas été moins 
favorable : les Asperula glauca, Corallorhiza Halleri, 
Carex depauperata, paradoxa et ornithopoda, telles sont 
les principales découvertes de cette année. 

D'un autre côté, pendant que mon excellent confrère 
et ami, M. A. Devos, retrouvait les rares Silène nocttflora, 
Echinospermum lappula et Afnmi majus, M. A. Co- 
gniaux retrouvait le Crépis tectorum, M. l'abbé Guil- 
mot YAndrosœmum officinale, et M. Crepin, le Carex 
dioica. 

C'est le résultat de toutes ces trouvailles que nous 
avons réuni dans cet opuscule. 

Nous avons eu soin d'indiquer les noms des botanistes 
belges qui ont bien voulu nous communiquer le fruit de 
leurs investigations ; de l'étranger, M. A. Lelièvre bota- 
niste valenciennois, nous a fourni de précieux renseigne- 
ments, sur la flore de la frontière; c'est à lui que nous 
sommes redevables de la découverte du Carex depau~ 
perata. Que tous nos confrères reçoivent ici nos sincères 
remercîments. 



366 



1 . Adonis atitiimnalts Linné. — J'ai récolté, en juillet dernier, quel- 
ques pieds isolés de cette jolie espèce dans les moissons des environs 
d'Arlon; la plante m'y paraissait seulement croître à l'état subspontané. 

IV. B. Le pied d' Adonis plammea Jacq., que M. Cogniaux a rencontré dans les 
environs de Ciply (Hainaut) , ne peut que s'y être trouvé fortuitement , cette 
plante n'étant pas indigène en Belgique. 

2. Sapouarla Vaccaria Linné. — Cette espèce, fort rare dans notre 
pays, a été trouvée en 1863, d'abord à Fraipont (Liège), par M. l'abbé 
Strail, puis dans les environs de Dinant (Namur) , par M. l'abbé Guilmot , 
ensuite à Wépion (Namur), par M. J. Chalon; en juin 1864, M. A. Devos 
la découvrit dans la vallée du Bocq, et en juillet dernier, lors de l'her- 
borisation de la Société royale de botanique dans le bas Luxembourg, 
plusieurs de nos confrères en récoltèrent quelques rares pieds à Torgny, 
près de Virton , et dans le voisinage de l'abbaye d'Orval. 

Cette plante messicole semble affectionner tout spécialement les champs 
d'avoine; il est à remarquer qu'elle ne se rencontre pas deux années de 
suite dans le même lieir, cela tient probablement à ce que ses graines n'ont 
pas eu le temps de mûrir. 

3. silène iioetiliora Linné. — Lejeune (dans sa flore de Spa) in- 
dique cette caryophyllée dans les bois et les moissons entre Dison et Che- 
neux (Liège); malgré toutes les recherches qui ont été faites à l'endroit 
indiqué, cette précieuse espèce n'avait pas été retrouvée, et on pouvait la 
considérer comme perdue pour notre flore, lorsqu'en juillet dernier 
M. A. Devos en découvrit deux ou trois pieds dans un terrain vague et 
inculte dans la vallée du Bocq, près d'Yvoir (Namur). Déjà, en 1862, 
M. l'abbé Henrotay m'avait envoyé un échantillon cultivé du S. Nocti- 
fîora, mais provenant d'un pied sauvage trouvé à Saint-Trond (Lim- 
bourg), par M. l'abbé Vandenborn; je n'ai aucun renseignement sur 
l'époque de cette trouvaille. 

4. Sagina patula. Jord. obs. pl.fr., mai 1846, p. 23, 1. 111, f. A. — 
Cette plante, que MM. Grenier et Godron rapportent à tort au Sagina 
ciliata (Fries) , fut découverte pour la première fois en Belgique (juin 1863), 
à Masnuy (Hainaut), par M. A. Martinis; je la récoltai, cette année, en 
assez grande abondance dans le voisinage de l'ancien lac de Léau (Brab.). 

5. Cerastlum glancum Gren. — Assez abondant dans les prés secs, 
à Soye (Namur), 1864, A. Devos. Var. <y. Quatemellum Gren., tiges de 
5-10 centimètres; bractées à peine squarieuses, fleurs 1-3, tétramètres à 
pétales plus courts que le calice ; étamines et styles 4 , capsule un peu 
exserte. Montigny-sur-Roc (Hainaut), 1864, A. Lelièvre. 



( 367 ) 

6. lu rf rosit cm ti m officinale AU. — Cette majestueuse hypérieinée 
dont M. Crepin, avait eh 1852, rencontré un seul pied dans un bois mon- 
tueux près de Wépion (Namur) , a été retrouvée en juillet 1863 à Saint- 
Lambert-Pailhe (Liège) par M. l'abbé Guilmot. M. l'abbé Henrotay l'a ré- 
coltée en 1864 à la même localité. 

M. H. Van Heurk (in Prod. fl. Brab.) indique cette plante à Louvain 
(Brabant). M. Dandois m'en a envoyé des échantillons provenant de Houtain 
(Brabant) , mais ces deux dernières localités me semblent fort suspectes. 

7. Braya supina Koch. — Bords des chemins de halage et des sen- 
tiers des bords de la Meuse. 

Corphalie (Huy) , Marche-les-Dames, Levis. Jambes (Anhaive). Houx 
(Namur), juillet 1863, A. Devos. Argenteau (Liège), juillet 1864, Arm. 
Thielens. 

Cette plante, qui est on ne peut plus fugace , peut être considérée comme 
une des plus précieuses de notre flore. 

En France, elle est assez rare au bord déjà Seine, fort rare dans les 
départements de l'Indre et du Cher et aux environs de Dole, dans le Jura. 
Koch l'indique en Alsace dans la vallée du Lanter, près de Wissem- 
bourg, où on ne la retrouve plus; il en est de même de la station de Lau^- 
tenbach dans le district de Colmar. M. le docteur Warion m'en a adressé,"* 
l'an dernier, un échantillon qu'il avait récolté à Souluy, près de Metz 
(Moselle). En Suisse, on la rencontre au lac de Joux, dans le canton de 
Vaud. M. le pharmacien Bosquet l'a trouvée, il y a une quinzaine d'an- 
nées, près de Maestricht (Hollande), où je l'ai vainement cherchée cette 
année. 

8. Camelina dentata Pers. — Espèce rarissime pour la flore de Na- 
mur; M. J. Chalon l'a trouvée, en juin dernier, dans des champs de lin à 
Boninnes. 

9. Heslia paniculata Desv. — Cette précieuse espèce doit être 
réintégrée dans la liste de nos plantes indigènes. M. le professeur Poncin 
Ta trouvée, en 1856, sur le territoire de la commune de Torgny, près de 
l'Hermitage (Luxembourg). Ce botaniste nous en a indiqué la station en 
juillet dernier ; cette station est très-petite et très-peu abondante. 

10. {Medtcago falcato-satlva Rchb. — Diffère : 1° du M. falcata 
par sa gousse courbée en spirale et formant un tour complet; 2° du M. Sa- 
tiva par sa grappe courte et par ses tiges couchées à la base. Fleurs 
jaunes d'abord, puis verdâtres, ensuite violettes. 

Cette hybride, indiquée déjà sur les remparts de Namur, a été récoltée, 
en juillet dernier, à Frameries et à Obourg (Hainaut), par M. Cogniaux. 

11. Trifolium s tria tu m Lin. — Aux localités déjà connues, il faut 
ajouter la suivante : Montigny-sur-Roc (Hainaut) , A. Lelièvre. 



( 368 ) 

12. Tri fol I uni Mollnerll Balb. — Pâturages (Hainaut), juillet 1864, 
A. Cogniaux. Assez abondant , mais toujours quelques pieds isolés dans 
les champs ; subspontané. 

13. Cerasus Mahaleb Mill. — Espèce à ajouter à la flore namuroise, 
elle a été trouvée, en juin 1863, à Brumagne, par M. A. Devos, et, en juin 
1864 , à Samson , par' l'abbé V. Barbier. 

14. Spiraea flllpendula Lin. — Cette rare rosacée croît sur les pe- 
louses au haut des rochers des Grands-Malades (Namur); elle y est très- 
peu abondante. 

15. Kosa pomifera Horm. — Dans les haies, à Fooz Mozet (Namur). 
G. deReul.— R.R. 

16. a m mi majus Linné. — Cette rarissime ombellifère croît en assez 
grande abondance dans les bois d'Angres (Hainaut), où elle a été trouvée 
en 1863 par M. A. Lelièvre; d'un autre côté, M. A. Devos m'écrit qu'elle 
pullule dans les terrains vagues entre les chemins de fer de Dinant et du 
Luxembourg, à Jambes (Namur); il l'a trouvée, de concert avec M. J. Cha- 
lon , en fleurs et en fruits, le 12 octobre dernier. Cette plante ne s'est-elle 
pas propagée à cette station , au moyen des luzemières semées sur les 
talus du chemin de fer ? 

17. Carum carvi Lin. — Commun dans les prairies à Agimont et à 
Heer (Namur) , mai 1864. A. Devos. 

18. Foeniculum officinale AU. — Paraît s'être très-bien natura- 
lisé sur les terrains de la citadelle de Dinant (Namur) , où il est assez 
abondant et acquiert une force de végétation très-grande. M. A. Devos a 
également trouvé cette ombellifère, en septembre dernier, sur les talus du 
chemin de fer à Flône (Liège). 

19. Myosotis fallacina Jord. — Tube de la corolle égalant les dents 
du calice et ne s'allongeant pas après la floraison. Bois d'Angres (Hai- 
naut), 1864. A. Lelièvre. 

20. Pulmonaria officinal!» Lin. — Il n'est plus permis aujourd'hui 
de douter de l'indigénat de cette espèce en Belgique ; outre les nom- 
breuses localités déjà,connues, nous avons constaté , cette année , qu'elle 
est très-abondante dans les bois du bas Luxembourg. M. J. Chalon l'a 
récoltée, en juin dernier, aux bords du ruisseau de Marches-les-Dames 
(Namur) , près de l'abbaye. 

21. Echinospermum 1 appui a Lehm., asp., p. 121. Koch. Sin. 571. 

Plante de deux à six décimètres, dressée, rameuse au sommet, poilue, feuilles 
lancéolées-elliptiques , sessiles , uninerviées , pubescentes-velues ; les inférieures 
atténuées en pétiole ; fleurs petites , bleues , en grappes alternes , lâches au som- 
met à la maturité , calice à divisions linéaires aussi longues que la corolle, racine 
mince , 'pivotante. 



( 369 ) 

Habite les lieux pierreux, les bords des chemins; fleurit en juillet et 
en août. 

Cette espèce , indiquée autrefois en Belgique , semblait perdue pour 
notre flore, lorsqu'en juillet dernier, M. A. Devos en découvrit un pied 
au bord d'un chemin, dans la vallée du Bocq , entre Yvoir et Bauche (Na- 
mur). 

22. Scrofularia nmbrosa Dmrt. 

Synonymie. — S. Ehrharti Stev. — S. Alata Gilibert 

Ainsi que je l'ai déjà dit dans un travail antérieur, le nom de 
M. B.-C. Dumortier (1827) est antérieur à celui de Steven (1840), mais il 
doit céder le pas à celui de Gilibert (1781). 

Tirlemont(Brabant), 1863. Arm. Thielens. RR. Feluy (Brabant), 1864. 
H. Dandois. R. Freyr (Namur), 1864. Abbé Guilmot. RR. Bois d'Angres 
(Hainaut), 1864. A. Lelièvre. R. 

23. Enphrasia rigidula Jord. pug. (1&52), p. 134. 

Lac de Léau (Brabant), 1863. Arm. Thielens. Casteau (Hainaut) , 1864. 
A. Martinis. 

24. Odontites. serotina Rchb. — Cette plante, que MM. Grenier et 
Godron admettent comme espèce , n'est (nous sommes sur ce point d'ac- 
cord avec la plupart des auteurs) qu'une simple variété automnale de 
VEuphrasia odontites Lin. 

Voici les caractères différentiels des deux plantes : 

Od. Serotina Rchb. Euph. odontites Lin. 

Bractées plus courtes que les fleurs. Bractées plus longues que les fleurs. 

Feuilles élargies à la base et s'atté- Feuilles atténuées dès la base, 
nuant graduellement jusqu'au sommet. 

En outre, la floraison de VOd. serotina est plus tardive que celle de 
Y Euph. odontites, et ses fruits sont un peu plus petits. 
Cette variété est commune partout. 

25. Lathraea squammaria Lin. — Bois d'Angres (Hainaut), 1863. 
A. Lelièvre. 

26. Clrsium oleraceo-palustre Naeg. — Prairies marécageuses. 
Tirlemont (Brabant), 1863. Arm. Thielens. Rarissime. 

27. Centaurea solstitlalis Lin. — Abondant à Jambes (Namur), 
dans les terrains vagues entre les chemins de fer de Dinant et de Luxem- 
bourg (1864. A. Devos et J. Chalon). 

Probablement introduit au moyen des luzernières semées sur les talus 
du chemin de fer. 



( 570 ) 

28. Helmlnthla echioVdès Gœrtn. — Jambes (Namur) 1864 (Voir 
l'article Cent, solstitialis). 

29. Taraiacum palustre D. G. — J'ai trouvé deux ou trois pieds 
de cette espèce dans une prairie des bords de l'Escaut, à Austruwel (An- 
vers). 

30. Crépis teetomm Linné. — Rarissime espèce. Champs sa- 
blonneux à Douvrain (Hainaut), où elle est assez abondante (juin 1864). 
A. Gogniaux. 

51. Crépis pulchra Linné — Sp. 1134. — D. C. prod. 7, p. 160. — 
Koch. syn. 506. — Engi. bot., t. 2325. — Bill, exsicc, n° 1916. 

Tige haute de quatre à douze décimètres , dressée, striée ordinairement glan- 
duloso-visqueuse , â rameaux disposés en corymbe plus ou moins ample. Feuilles 
radicales pétiolées, oblongues roncinées, poilues -glanduleuses ; les caulinaires 
semi-amplexicaules , oblongues lancéolées, plus ou moins dentées ; les supérieures 
très-amoindries. Involucre glabre à folioles disposées sur deux rangs et presque 
régulièrement ; akènes jaunâtres, presque linéaires , à stries peu marquées ; ceux 
du centre à stries lisses ; ceux de la circonférence à stries denticulées bîspides. 
Stigmates bruns. 

Cette espèce, indiquée par Lejeune dans les environs de Liège , ne se 
retrouvait plus en Belgique. J'en ai rencontré, cette année, une vingtaine 
de pieds , dans les sables campiniens derrière la station d'Aerschot, entre 
cette ville et le village de Beggynendyck (Brabant). 

iV. B. Cette plante, quoiqu'ayant tous les caractères des Crépis, a tout à fait le 
port d'un Prenanthes. 

32. Parietarfa diffusa Mert et Kocb. — Vieux murs àNamèebe (Na- 
mur). Juin 1864. A. De vos. 

33. Theslum pratense Ehrh. — Pelouses. Au pavé du diable à 
Limbourg (Liège), 1863. A. Donckier. Abondant. 

34. Aristolochia Clematitis Lin. — Bannière, Aubange ( Luxem- 
bourg) ; très-rare espèce , mais croissant abondamment près du château de 
M. Mathelin. — Prof. Poncin (Fr. Crepin). 

Pied des rochers à Poilvache (Namur). Août 1 864. Abbé Guilmot. 

35. Euphorbia dulcis Lin. — Bois d'Angres (Hainaut). 1863- 
1864. A. Lelièvre. — Y est rare. 

36. Tnlipa sylvestrls Lin. — Très-abondante dans plusieurs prairies 
des environs de Soignies (Brabant). Avril 1864. Arm. Thielens. 

37. Phalangiuni llliago Schreb. — Rochers à Marche-les-Dames, et 
dans les fonds de l'Eue, près Dinant (Namur) , 1864. A. De vos. — Abbé 
Guilmot. 



( 371 ) 

58. Asparagus prostratus Dmrt. — Prod. fl. belg. 

Ce fut en 1862 (voir Bull, de la Soc. royale de Botan., n° 23 , p. 197), 
que nous décrivîmes cette rarissime espèce de notre flore. M. F. Grepin, 
dans son quatrième fascicule dénotes, 1864 , page 42 , conteste la validité 
de YAsp. prostratus; nous n'avons qu'un mot à répondre à notre savant 
confrère. Dans son Manuel de la flore de Belgique, page li , M. Crepin 
prétend qu'il n'y a qu'un moyen de reconnaître incontestablement l'es- 
pèce , c'est le semis dans un milieu différent. Or, YAsp. prostratus a été 
cultivé de semis pendant plus de trente ans au jardin botanique de Tour- 
nay. Voilà certes un milieu entièrement différent ! et la plante y a con- 
servé tous ses caractères. Donc, M. Grepin se contredit lui-même. Mais 
ces caractères sont-ils suffisants? Linné, daus son Sp. plantarum, décrit 
six espèces d' asparagus, qu'il caractérise parla direction des rameaux 
et des tiges , savoir : 

Asp. ofjicinalis. — Caule herbaceo erecto. 

A. declinatus. — Ramis declinatis. 

A. retrofractus. — Ramis reflexis retrofractisque. 

A. Asiaticus, — Gaule erecto , ramis filiformibus. 

A. Albus. — Ramis flexuosis. 

A. Sarmentosus. — Caule flexuoso. 

Donc, si cette direction a suffi pour caractériser ces espèces, comment 
M. Crepin peut-il trouver insignifiante la direction couchée des tiges et 
les rameaux ascendants? Nous maintenons donc ce que nous avons dit 
précédemment de V A sp. prostratus, que nous considérons comme espèce, 
jusqu'à preuve positive du contraire. 

59. Orchis ustulata Lin. — Couvre, en compagnie de YOrchis mili- 
taris Lin., les prairies depuis Waulsort jusqu'à Heer (Namur), 1865. 
À. Devos. 

40. Orchis fusca Jacq. — Bois montueux à Monia (Namur), 1864. 
A. Devos. 

41. Orchis cor iophora Lin. — Prairies. Tirlemont (Brabant), 1864. 
— Arm. Thielens, 7 pieds seulement. Eegenhoven , Corbeek-Dyle , He- 
verlé (Brabant), 1865-64. Ch. Baguet. Assez abondant dans ces loca- 
lités. 

42. Orchis laxiflora Lom. — Cette espèce, considérée comme dou- 
teuse pour notre flore, a été trouvée, en juin dernier, par M. Crepin , dans 
les prairies maritimes près de Blankenberghe (Fl. or.); c'est une bien pré- 
cieuse trouvaille. 

45. Gymnadenia albida Rich. — Rarissime espèce de notre flore, 
ïheuxj (Barrière d'Oneux). Plateau de la baraque Michel (Liège), 1865. 
A. Donckier. 



( 572 ) 



44. Ceplialanthera pallens Rich. — Bois ombragés. 
Fouron-le-Comte (Liège) , A. Cogniaux. Baelen , commune de Mûnchen 

(Liège), 1863. Donckier, Laboulle, F. Muller et Thielens. RR. 

45. Corallorhiza H aile ri. — Rich. orch. Europ., p. 59 — Dub. 

bot. 450. 
/ 

Synonymies. — Ophrys Corallorhiza. — L. Sp. , 1339. 

Corail, innata. — R. Br. hort. Kew. , 209. 

Cymbidium corallorhiza. — Schwartz. act. hohn., 1800, p. 238. 

— — D. Cfl.fr. 3, p. 263. — Lois gall. 2, 

— — p. 275 

— — le. Hall, helv., t. 44. — Rchb. ic, 

— — XIII, t. 138. 

— — Schultz. exs. n° 1156. — Bill, exsicc , 

— — n°289. 

Souche charnue , horizontale , à ramifications entremêlées à la manière des ra- 
meaux du corail. Tige de un à cinq décimètres, verdâtre, glabre, arrondie, garnie 
seulement de quelques feuilles réduites à deux ou trois écailles engainantes. Brac- 
tées très-courles , roussâtres. Fleurs pendantes , verdâtres ou jaunâtres en épi 
lâche et pauciflore (trois à douze fleurs). Segments floraux ordinairement pur- 
purescents, au sommet, pointus. I^érianthe à divisions extérieures lancéolées, 
conniventes en casque, d'un jaune verdâtre; les antérieures tout près du Libelle. 
Labelle dirigé en bas , pendant légèrement bilobé , blanchâtre , les lobes non di- 
vergents, non prolongés en éperon, marqués de deux petites taches pourpres à 
l'entrée de la gorge. Ovaire subfusiforme , rugueux , à la fin pendant. 

Fleurit en juin et juillet. Parasite sur les racines des arbres. 

Cette rarissime espèce alpestre , tout à fait nouvelle pour notre flore, a 
été découverte (quatre pieds seulement), le 25 juin 1864, par M. Rom. 
Beaujean, à qui nous devons la planche qui accompagne cette notice; elle 
croissait dans les lieux tourbeux et couverts de la forêt de Freyr, dans la 
vallée du ruisseau de Baseille, près de Saint-Hubert (Luxembourg). 

46. Llparis Lœselil Rich. — Cette rare malaxidée a été trouvée en 
abondance par M. F. Crepin (au mois de juin dernier); elle croissait dans 
une prairie humide, dans les dunes, entre Heyst et Blankenberghe (Flandre 
occidentale). 

47. Carex depauperata. Good. in trans. of Lin. Soc.2, p. 18t. 



D. C. fl. fr. , 6 p. 294. — Koch. syn. , 883. 
Rchb. ic, VIII, t. 256, f, 625. — Sm. brit. , 984. 
Guss. syn. 2 , p. 572. — Krschl prod. , 189. 
Pari. fl. itnl. , 2. p. 200. - Godet, jur. , 773. 



Bulletins de la Société Royale de "botanique de Belgique. Tom. III. 




Coralliorrhiza innata R.Br. 



( 375 ) 

Synonymies. — C. ventricosa. — Curt. fl lond. , 6 , t. 68. 

C Monilifera. — Thuill. fl. par., p. 490.-Rchb. exsicc., n° 2509. 

— Schultz exsicc., n° 947. — Bill, exsicc., n" 685. 

— Endress. unio. intin., 1829. 

C triflora. — Schk. f 50. — Willd. Phyt., II, n«8, t. I , f. 2. 

Nante gazonnante â tiges de trois à huit décimètres, dressées, lisses, grêle 
obscurément triangulaires, légèrement noueuses. Feuilles vertes, planes , linéaires, 
plus courtes que la tige, un peu rudes sur les bords; les inférieures engainantes. 

Epi mâle terminal , filiforme , longuement pédoncule d'un brun fauve panaché 
de blanc; épis femelles (trois à quatre), écartes, pauciflores (trois à quatre fleurs), 
portés sur de longs pédoncules, presque entièrement renfermés dans les gaines des 
bractées qui dépassent les épis; écailles femelles ovales , oblongues membraneuses 
sur les bords, plus courtes que les fruits. Trois stigmates. Utricules gris ver- 
dâtre, glabres; ovoïdes sphériques plus larges et plus longs que l'écaillé, à faces 
striées, terminés par un bec allongé, scarieux au sommet. Souche cespiteuse. 

Cette espèce habite les bois et fleurit en mai et juin. 

Cette plante rare a été indiquée autrefois près de TOurnay (Hainaut), 
par M, Westendorp, et à Hérinnes (Hainaut), par Marissal. M. B. C. Du- 
mortier, dans son Prod. fl. Belg.,\). 147, la signale dans les bois des Flan- 
dres , sur la foi de Van Hoorebeke. 

En mai 1864, M. A. Lelièvre, botaniste valenciennois , la découvrit 
à deux stations différentes, dans le bois d'Angres (Hainaut). 

48. Arrhënaferiim elatius Mer t. et Koch. — Var. Bulbosum (Àvena 
bulbosa Willd). 

Remblais du chemin de fer à Cumptich (Brabant), 1864. — Arm, Thie-* 
lens. 

49. Festuca loliacea Iluds. — Prairies fraîches. — Dou vrai» (Hai- 
naut);, 1864, A. Cogniaux. 

50* Polystichum thelipteris Roth. — Marécages. Environs de Mae- 
seyck (Limbourg) , 1864. Arm. Thielens. 



Tome Iil. 26